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Le Partenaire amoureux, le partenaire sexuel, la partenaire ravage, le partenaire symptôme… Cette nouvelle édition de Midite déploie les mille et une facettes de l’objet qu’un sujet peut constituer pour un autre. Ces déclinaisons du partenaire pouvant aller successivement ou simultanément : avec un seul partenaire, ou se répartissant sur plusieurs, successivement ou simultanément. Une question subsiste : qu’est-ce qui rend possible un partenariat symptomatique ?

Un partenaire ça se rencontre à l’occasion dans la contingence : ici [1] autour d’un objet d’échange, un collier que chacun des deux désire, qui pourrait aller aux deux, et permettre ainsi que circule la féminité de l’un à l’autre : couple genre fluide.

[2], l’accent est mis sur le partenaire-fantasme que O., réduite à une femme objet, incarne pour son compagnon. Mais surprise, derrière la femme « consentante par amour », ce n’est pas la douleur d’une victime sacrifiée que nous découvrons, mais une délivrance de soi-même confinant à l’extase : scandale !

Puis, nous avons deux textes en forme de lettres d’amour. Celui Gil Caroz et celui de Katty Langelez-Stevens. Ces deux textes ouvrent la question de la mutation de l’objet (d’amour) en analyse. En effet, que serait-il arrivé si Anna Karénine, Emma Bovary et André Gorz avait fait une analyse ? Les unes auraient-elles sauvé leur peau ? L’autre aurait-il gagné un peu de temps pour déposer les armes phalliques du fantasme aux pieds de celle qui lui fit port d’attache ? Reconnaitre son exil au lieu du rejet peut permettre un nouveau lien à l’Autre ; au travers d’histoires de couples célèbres, Gil Caroz et Katty Langelez nous rappellent que la vie c’est maintenant, et que la décision fait poids face à l’illusion. Alors Come !

[1] Dumoulin L., L’artiste de ma vie, dans ce numéro

[2] Pannetier V., Le silence est d’O., dans ce numéro