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Simultanées des J49

Le féminin et le cas du moment

Nous avons tous notre cas du moment. Celui qui dit oui à l’offre d’une prise de parole, qui nous étonne, qui nous apprend des choses nouvelles et entretient ainsi la fraîcheur de notre rapport à la psychanalyse. De ce cas, nous aimerions parler lors d’un séminaire ou d’un colloque, le soumettre à la lecture d’autres collègues, et surtout partager avec eux cette incroyable constatation que la parole produit des effets, qu’après avoir dit certains mots, les choses ne sont plus comme avant. Quand il y a acte, l’analysant n’est pas le seul à en être surpris. L’analyste l’est également.
C’est de votre cas du moment qui se laisse prendre dans l’expérience psychanalytique que nous vous proposons de parler lors des simultanées des J49 qui auront lieu samedi 16 novembre 2019.
Par ailleurs, et comme nous l’avons écrit dans l’argument des Journées, les questions de la femme, de la féminité et de la jouissance féminine sont ce vers quoi s’oriente une analyse pour celui ou celle qui cherche comment bien dire la jouissance qui l’encombre. Elles se présentent dans la cure sur l’axe qui va de l’éblouissement par l’idée de la femme idéale, en passant par les querelles plus ou moins ordinaires avec la féminité comme incarnation de l’Autre, jusqu’au refus absolu du féminin. Ainsi la féminité peut occuper chaque énoncé de l’analysant ou au contraire briller par son absence totale.
Comment s’articule la féminité dans votre cas du moment, qu’il soit homme ou femme ? Cela se mesure-t-il dans ce que le sujet dit de son rapport à son partenaire, à ses parents, à son activité, à son corps ? Est-ce un ravage d’un sujet qui se fait objet de l’Autre ? Qui se voue à tout sacrifier, tout perdre pour passer du registre de l’avoir au registre de l’être, et être tout pour l’Autre ? Est-ce une focalisation jalouse sur l’Autre femme ? Est-ce une bienveillance paternaliste pour les femmes qui camouffle un rejet fondamental ? Est-ce la fameuse duplicité féminine qui rend le sujet intranquille ? Est-ce la question de savoir ce qu’est une femme ? Est-ce une addiction sans limite marquée par la frénésie du pas-tout ? etc. Autant de cas de figure que de cas.
Prenez votre plume. Écrivez un texte reprenant ces questions telles qu’elles se présentent dans votre cas du moment. Envoyez-le-nous d’ici le 30 juin à l’adresse simultanees@journeesecf.fr, et assurez-vous de recevoir un accusé de réception. Le texte ne doit pas dépasser les 8000 signes, espaces compris. Bon travail !

Gil Caroz, directeur des J49
Omaïra Meseguer et Caroline Leduc, co-directrices